palmiers
5 tableaux, dimentions variées, huile sur toile
2010 - 2012
à propos des palmiers ...


Comme le bambou, le palmier est une herbacée géante, et à ce titre il était aussi intéressant de travailler dessus que sur les bambous car la problématique que j'ai rencontrée était plus complexe. Peindre des palmiers implique de trouver la bonne adéquation entre la grande souplesse des stipes, qui donnent la fausse image d'une grande fragilité et la dureté des palmes qui ont l'air si douces et qui en réalité sont coupantes comme le tranchant d'un rasoir.

Les origines du palmier remontent à la nuit des temps. Il s'est répandu un peu partout soit par dissémination à travers les océans grâce à la flottaison de ses fruits, soit par la culture qui en a été faite. Sa longévité est très importante et ses usages sont multiples et comme le bambou il est aussi un symbole culturel important, symbole de vie, de fécondité, de succès.

Les palmiers sont pour moi le souvenir de Tahiti et celui d'un ami disparu qui m'avait demandé de lui peindre une vue de l'Anse des cascades à la Réunion où il vécut ses dernières années et où je ne suis jamais allé (tableau n°2).

J'ai peint ce tableau pour sa femme et ses enfants et un second, deux ans plus tard (tableau n° 5), pour la mère de ses neveux avec à l'esprit son visage, le son de sa voix grave à l'accent du nord et l'image de sa posture caractéristique quand il s'arrêtait pour regarder les endroits où il se trouvait, accroupi sur ses talons, en consumant sa vie au bout de ses cigarettes.

Ainsi se fait la peinture, en hommage, en contestation, par instinct, par émotion, abstraite ou figurative, sur l'instant ou après un lent mûrissement, mais jamais sans intentions.


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